
Créer une société en Polynésie : SARL, EURL et fiscalité locale
Structurer une activité en Polynésie française : formes juridiques, IBS, banques, substance locale et erreurs fiscales à
Les formes juridiques disponibles
La Polynésie française reconnaît les mêmes formes juridiques qu'en France métropolitaine : SARL, EURL, SA, SAS, EI et associations. La SARL reste la forme la plus répandue pour les PME polynésiennes. La création se fait auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) à Papeete. Le capital minimum d'une SARL est de 1 XPF symbolique depuis la réforme, mais les banques exigent en pratique un capital significatif pour ouvrir un compte.
Les étapes de création
- Choisir la forme juridique et rédiger les statuts.
- Déposer le capital au compte bloqué bancaire.
- Immatriculer au Registre du Commerce de Papeete.
- Obtenir les licences professionnelles si nécessaire.
- S'affilier à la CPS pour les salariés.
L'IBS et les obligations fiscales
La société est soumise à l'IBS polynésien (taux normal 25%). Elle doit tenir une comptabilité régulière, déposer ses comptes et effectuer des acomptes trimestriels. La Polynésie a ses propres formulaires fiscaux distincts des formulaires français. Un expert-comptable local est indispensable la première année pour éviter les erreurs de procédure.
Les erreurs fréquentes des créateurs métropolitains
- Croire que les règles françaises s'appliquent intégralement.
- Sous-estimer les délais administratifs polynésiens.
- Négliger la substance locale (vraie activité, vrais employés).
- Ouvrir une société sans compte bancaire préalable.
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